3 jours au Caire

18 mai 2018

Aujourd’hui, je vous emmène faire un voyage assez court dans la capitale égyptienne. Court, car je n’y ai passé que 3 trois jours et 3 jours pour une ville comme Le Caire ce n’est presque rien. Malgré cela j’avais bien envie de partager mes quelques trouvailles avec vous, parce que c’est un voyage qui m’a beaucoup marqué. C’était une ville qui ne correspondait pas du tout à ce que j’imaginais. L’architecture, la cuisine, les gens … tout était très surprenant.

 J’ai découvert Le Caire à la fin du mois de mars avec un temps parfait. J’ai beaucoup entendu parler des vents de sable qui se soulèveraient chaque année en Égypte pendant cette période, mais j’ai eu la chance de ne pas les croiser.

Vous allez voir à la fin de l’article, je n’ai pas pu échapper à la tentation d’aller visiter les pyramides de Gizeh, même si j’avais très peu de temps. Alors Gizeh n’est pas Le Caire, ça, c’est sûr, mais quand on est à seulement une demi-heure de la première merveille du monde on ne rate pas l’occasion!

Hormis la visite de la plus grande attraction de l’Égypte (voir l’Afrique), je vous emmène voir quelques beaux quartiers du Caire. Nous commencerons par le centre-ville du Caire, à la grande place « El-Tahrir » où se trouve, entre autres, le Musée égyptien, nous irons ensuite au quartier copte, à la citadelle de Saladin, au quartier branché et festif de Zamalak et bien évidemment au bord du Nil. Si vous connaissez un peu ce blog, vous savez forcement que toutes ces visites seront accompagnées de bonne bouffe et je vous assure qu’en Égypte, ce n’est pas ça qui manque.

Jour 1 : Place Tahrir – Quartier copte – Garden City

Pendent mon voyage au Caire, je me suis souvent perdu. Le problème principal a été – je pense – de faire beaucoup trop confiance à Google Maps. Ce que je ne savais pas c’est que tous les rues et lieux de repères ne sont pas inscrits sur cette application et que le nom de certains n’y est indiqué qu’en alphabet arabe. Le deuxième problème était probablement mon accent. Je croyais bien prononcer des noms d’endroits à des gens dans la rue ou à des chauffeurs de taxi, mais on me comprenait rarement. Par contre, s’il y a eu un endroit que n’avais jamais de mal à retrouver c’était la place Tahrir ou Mīdān at-Taḥrīr. Cette place était, je crois, le point le plus central de la ville et le lieu de jonction entre plusieurs grandes avenues. Heureusement, j’étais logée à 300m de cette place. Donc à chaque fois que je me perdais, je prenais le métro ou un Taxi direction Place Tahrir et c’était bon.

Petit déjeuner à Oldish café

Lors de ma première matinée au Caire, j’ai essayé de chercher un endroit pour prendre une boisson chaude typique du pays. C’est à deux pas de place Tahrir que j’en ai trouvé un, à Oldish Café. Situé sur la rue Mohamed Mahmoud, le café est caché derrière une porte en bois bleu turquoise de style oriental. On entre par la vieille porte et l’on se trouve dans une cour intérieure décorée de petits bibelots orientaux et de jolies plantes.

C’est ici que j’ai gouté pour la première fois du Sahlab. Le Sahlab est une boisson égyptienne blanche, crémeuse et épaisse, qui est normalement faite d’une farine blanche appelée Salep. Le salep est obtenu à partir des tubercules séchés d’une orchidée blanche. On mélange cette farine avec du lait chaud. Ça, c’est la base, enfin, je crois.

Le Sahlab que j’ai eu à Oldish café contenait aussi de la poudre d’amande, des raisins secs et si je ne trompe pas, une pincée de Cannelle.

 

Musée égyptien

Le musée égyptien se trouve sur la place Tahrir et c’est LE musée le plus important à visiter quand on va à Caire, surtout si on compte visiter les pyramides plus tard. En effet ce qu’on voit et qu’on apprend dans ce musée est essentiel pour comprendre l’histoire des pyramides.

Le musée égyptien des antiquités se compose de deux étages; le rez-de-chaussée qui accueille les objets plus lourds comme des cercueils, de gigantesques statues et des sculptures en pierre. Les objets du rez-de-chaussée ont été organisés selon les périodes historiques qui sont : l’Ancien Empire, la Période intermédiaire, le Nouvel Empire, la basse époque, et la Période gréco-romaine.

L’étage supérieur du Musée égyptien des antiquités accueille des gadgets, des outils, des objets funéraires, des statues plus petites, des papyrus, des cercueils en bois, des bijoux et, surtout, les tombes de Tut Ankh Amun.

Si vous comptez visiter le musée, je vous conseille fortement de prendre un guide, car la muséographie n’est ici pas du tout à hauteur de la collection. On pense bien connaitre l’histoire de l’Égypte, mais en réalité face à toutes ces merveilles on se rend compte que ce que l’on a appris à l’école sur l’Égypte antique n’est qu’une petite goutte d’eau dans un océan de savoirs égyptologiques.

Sans vouloir vous spoiler tout le musée je vous donne comme exemple une petite détaille intéressant que j’ai appris sur les statues de pharaons et leurs postiches de barbe. On peut savoir par sa forme s’il a été fait pendant la vie de la dite pharaon ou après sa mort.

Après cette longue visite du musée, je fais un passage très rapide dans la boutique du musée qui semblait être rempli d’objets inutiles pour touristes au premier regard. En réalité c’était un très bon endroit pour trouver des bouquins sur l’Égypte dans d’autres langues que l’arabe. J’ai longuement hésité à acheter un ou deux livres de cuisine et finalement j’ai abandonné. Ce que je regrette un peu maintenant. J’avais en effet un gros coup de cœur pour « The Pharaoh’s Kitchen : Recipes from Ancient Egypt’s Enduring Food Traditions »  et « Taste of Egypt : Home cooking from the Middle East ».

Quartier chrétien de copte

Après un petit tour au centre-ville du Caire, j’ai décidé d’aller découvrir d’autres quartiers. J’ai pris le métro, direction le sud, et je suis descendue à l’arrêt Mar Girgis (ce qui est la prononciation locale pour St George) pour découvrir le quartier Copte.

Le quartier Copte est le cœur de la vie chrétienne du Caire. Les Débuts de ce quartier remontent au 6e siècle av. J.-C., au moment où il a servi de bastion pour les chrétiens de la région. Les bâtiments actuels sont de constructions plus récentes datant de quelques siècles apr. J.-C.. La zone est petite avec tous les sites historiques concentrés en un seul endroit. Il se compose de plusieurs églises et de vestiges romains.

À l’entrée du quartier, il y a un poste de contrôle de la police avec des scans de bagages et des fouilles personnelles. Je précise cela car beaucoup de personnes m’avaient déconseillé de m’y rendre et je sais que beaucoup de touristes hésitent à y aller pour des raisons de sécurité.

Église Saint-Goerges

Le métro du Caire – arrêt Mar Girgis

Pour bien comprendre ce quartier et son histoire, le musée copte est un bon endroit pour commencer. Les jardins du musée sont paisibles et tranquilles avec un joli kiosque en bois pour faire une pause et contempler le lieu.

Ce que j’ai aimé le plus dans ce musée était les mushrabiya. Ce sont des boites en bois qui recouvrent les fenêtres et qui fonctionnent comme un dispositif de ventilation naturelle. Elles sont en plus très belles grâce à un travail de marqueterie très fin.

Le musée même abrite une vaste collection d’objets de l’ère chrétienne (AD 300-1000) qui relie l’Égypte antique à la période islamique. Ce que je trouvais particulièrement intéressant était les œuvres d’art du tout début de la période chrétien où l’on voit des figures bibliques associés aux symboles religieux de l’Égypte antique, par exemple Jésus tenant en main la clé d’Osiris.

Diner à Fasahet Somaya

En rentrant du quartier copte au centre ville, mon ventre grondait et je cherchais un endroit pour manger un bon plat local. Mais comme j’avais que 3 jours au Caire je ne voulais que tester les meilleurs du meilleur. Pas question de céder au premier Shawarma que je vois (même si j’adore les Shwarma).

J’avais lu partout sur les internets qu’il fallait aller manger à Fasahat Somaya lors qu’on se rend au Caire. Mais j’avais lu aussi que la place y est très limitée (4 tables) et que la cuisine est ouverte seulement entre 17h et 19h. Après avoir pesé le pour et le contre, j’ai décidé de tenter ma chance. Ce petit restaurant se trouve dans une petite ruelle pas loin de Place El-Tahrir. En arrivant, le serveur m’a demandé de patienter une vingtaine de minutes. Heureusement, il y a un café juste face avec quelque chaises et banc à l’extérieur où l’on peut prendre un thé à la menthe ou même une Shisha en attendant son tour au restaurant.

J’ai à peine eu le temps de finir mon thé que le serveur m’a annoncé qu’une table était disponible. En rentrant dans le restaurant, l’on voit tout de suite la fameuse Somaya, la cuisinière souriante aux cheveux couleur bordeaux, en train de préparer ces petits plats toute seule dans sa cuisine. Elle propose 2-3 plats et une salade pour l’accompagner. Tout est bon, frais et léger. On a bien envie de prendre un deuxième plat, mais la cuisine ferme déjà. Si mon voyage au Caire avait été plus long, j’y serai retournée, ça, c’est sur.


Garden City

Avant d’aller au Caire, quand j’étais en train de préparer ma to-do list de voyage, j’avais en tête d’aller voir un spectacle de musique ou de danse orientale. C’est en faisant des recherches sur des lieux de spectacles que je suis tombée sur Room Art Space dans le quartier de Garden City. C’est un café culturel où se tiennent des concerts de temps en temps. Et par un coup de chance, un concert était prévu lors de ma première soirée au Caire.

Comme j’ai passé dans le quartier de Garden City le soir, je n’ai malheureusement pas pu prendre de photos. La seule chose que je peux vous dire c’est que c’est le quartier le plus chic du Caire que j’ai vu. Il propose de beaux immeubles de style colonial, dont la plupart sont dans un meilleur état de conservation que ceux du centre ville. C’est aussi un lieu ultra sécurisé avec des postes de police au bout de chaque rue.

Garden City était un très beau quartier mais pas très vivant. Je pense que si c’est juste pour visiter le quartier il faut y aller en journée pour pouvoir admirer son architecture. Sinon le soir il y a le Room Art space et son café …

Jour 2 : La citadelle / Kahn-Al-Khalili

Pour commencer ma deuxième journée au Caire je me suis rendue à l’une des attractions touristiques les plus populaires du Caire, la citadelle de Saladin. Celle-ci abrite un certain nombre de musées et d’anciennes mosquées, situés sur une colline en pierre calcaire, qui a été séparée des Collines voisines de Moqattam.

La citadelle est parfois appelée la citadelle de Mohamed Ali car elle accueille la mosquée de Mohamed Ali Pacha, construite entre 1828 et 1848, perchée sur le sommet de la citadelle. C’est le monument phare de la citadelle et je peux vous dire que l’intérieur est tout aussi beau que l’extérieur.

Il y a deux autres mosquées à la citadelle, la mosquée Al-Nasir Muhammad Qala’un du XIVe siècle de la période Bahri Mamelouk et la mosquée de Suleyman Pacha, la première des mosquées de style ottoman de la Citadelle. .

Par sa position sur les hauteurs de la ville, la citadelle est aussi l’endroit parfait pour avoir une vue panoramique sur la ville. L’autre caractéristique très appréciée de la citadelle de Saladin est sa brise fraîche et une température plus basses que le reste de la ville.

 

Khan-al-Khalili

En se dirigeant vers le nord de la citadelle, et en passant par Al Azhar Park, l’on arrive à Khan-Al-Khalili et son fameux souk (marché).  Il faut savoir que ce grand Souk du Caire est fortement orienté vers les touristes. Les magasins vendent généralement des souvenirs, des antiquités et des bijoux, mais de nombreux ateliers traditionnels continuent à opérer dans les environs, et le souk d’orfèvres, par exemple, est toujours important pour les habitants. Ensuite nous avons visité la partie avec les marchands d’épices, qui était ma préférée. J’ai quitté le marché aux épices avec une tonne de Camomille séchée et de la cardamome. J’ai d’ailleurs utilisé mes camomilles pour faire un gâteau, en rentrant de mon voyage.

En plus des magasins, il y a plusieurs cafés, restaurants et vendeurs de nourriture de rue répartie sur tout le souk de Khan-Al-Khalili. Les cafés sont généralement petits et assez traditionnels, servant du café turc, du thé à la menthe et de la shisha. L’un des cafés les plus anciens et les plus célèbres de ce lieu est El-Fishawi. Certains vous diront même que c’est le plus célèbre des cafés du monde arabe! Il parait que ce café de 250 ans doit sa renommée à de nombreuses célébrités, musiciens et écrivains qui venaient y passer leur temps. Les murs du café sont remplis de photos de toutes ces personnalités et les étagères grouillent de tout plein de brick à braques et de souvenirs du passé.

À El-Fishawy ce n’est pas seulement du thé ou du café qu’on prendre mais aussi de méga-bon sandwichs au falafel et pickles de chou … au petit déjeuner!

Thé à la menthe à El-Fishawy

Manger du Koshary chez Abou Tarek

Le Koshary est un plat emblématique de l’Égypte qui ne s’est, pour une raison inconnue, pas encore trop exporté ailleurs. Ce qui veut dire qu’il faut vraiment saisir l’opportunité et essayer d’en manger quand on va en Égypte. Au Caire, le meilleur Koshary, c’est chez Abou Tarek qu’on le trouve. Et ce n’est pas qu’internet qui le dit, c’est aussi l’avis de tous les cariotes que j’ai pu rencontrer.

Quand on se dirige vers ce restaurant, on est d’abord un peu découragé. Le restaurant Abou Tarek se trouve en effet en plein milieu du quartier des mécaniciens. Il n’y a vraiment que ça : des mécaniciens, des mécaniciens et des mécaniciens, et puis il y a Abou Tarek. C’est un restaurant sur quatre niveaux qui gronde de monde. Au rez-de-chaussée des gens, commande pour emporter (ce sont en partie les mécaniciens du quartier). Il y a tellement de monde qui grimpe à la caisse, on dirait un Black Friday dans un centre commercial américain. Mais ils ont raison tous ces gens. Le Koshary de chez Abou Tarek est vraiment trop bon.

Pour avoir une table sur les étages, c’est un peu galère aussi, mais il ne faut pas hésiter à demander aux gens si on peut partager leur table.

Jour 3 : Pyramides et nécropoles / Quartier de Zamalak

J’ai consacré la troisième journée de mon voyage principalement à la visite des sites pharaonique autour du Caire. Le plus connu est bien sûr Gizeh, où se trouvent les grandes pyramides et la statue du sphinx. Ce site est aussi le plus près du Caire. Mais quelques dizaines de kilomètres plus loin, nous avons aussi les sites nécropoles de Dahshur et de Saqqarah, tout aussi intéressants.

 

Complexe funéraire de Djéser à Saqqarah

La nécropole de Saqqarah se trouve au sud du Caire à 30km de distance. Pour ceux qui s’intéressent à l’antiquité égyptienne, c’est un endroit important. En effet le point de départ de la construction pyramidale en Égypte c’est ici. Le monument le plus remarquable de Saqqarah est la pyramide à degrés (ou mastaba). Cette fausse pyramide a été construite pour le pharaon Djéser vers -2600.

Mon guide m’a raconté qu’on a longtemps pris ce mastaba pour une vraie pyramide, car sa surface était entièrement recouverte de pierre calcaire pour lui donner l’apparence d’une pyramide. Mais un jour, des Européens ont essayé d’entrer dedans pour voler des objets précieux. C’est alors que la couverture en pierre calcaire a commencé à s’écrouler pour laisser voir en dessous une structure à plusieurs étages, et donc pas une vraie pyramide. Je ne sais pas si cet histoire est vraie mais en tout cas je l’ai trouvé assez intéressant.

Les pyramides de Dahchour

Les pyramides de Dahchour forment une ancienne nécropole royale, située à environ 40 kilomètres au sud du Caire. Les pyramides sur ce site ont été construites de 2613 à 2589 av.

Nous avons pris ici la pyramide rhomboïdale et la pyramide rouge. Selon ma guide, la pyramide rouge est la plus parfaite des pyramides égyptiennes.

L’histoire de ces deux pyramides est assez drôle je trouve. Selon mon guide, une fois encore, le pharaon Sneferu aurait commandé la construction d’une pyramide (celui qui deviendra la pyramide rhomboïdale), mais alors qu’il a été à moitié achevé, il a eu peur de ne pas pouvoir le voir terminé avant sa mort. Il demande alors à ces architectes de réduire l’angle de la pyramide pour que ça soit fini plus vite. Il prendra alors la forme que vous pouvez voir ci-haut.

En fin de compte, il finit la pyramide bien avant qu’il ne meure, il se dit alors qu’il se lancera dans la construction d’une deuxième pyramide. Et ça sera la pyramide rouge …


Contrairement à la plupart des pyramides en Égypte, les visiteurs sont autorisés à entrer dans la pyramide rouge. Par contre il ne faut pas être claustrophobe du tout pour y aller.

Quelques précisions: On monte d’abord du côté extérieur jusqu’à l’entrée (à peu près 30 mètres de hauteur) ensuit on descente dans la pyramide sur une pente très étroite (et pas un escalier) et pas éclairée avec une hauteur de plafond d’à peu près 1m20.

Il faut donc descendre équivalente de 7 étages en étant plié en deux, dans le noir.

Avec ces conditions, une fois arrivés dans la chambre funéraire, vous êtes bien mis dans l’ambiance. Vous allez bien comprendre que l’on ne descendait pas ici pour se poser et prendre un thé. L’objectif était de mettre en place un homme mort et partir.

À Dahchour on peut voir également la pyramide d’Amenemhat III, qu’on appelle aussi la Pyramide noire. Malheureusement cette pyramide a été détruite avec le temps et elle ne ressemble plus vraiment à une pyramide.

Gizeh

Moi voilà enfin, face à la Grande Pyramide et sa voisine légèrement plus petite. Ces monuments spectaculaires qui surplombent la ville de Gizeh forment, avec le sphinx, l’une des destinations les plus célèbres de la planète, et la seule des sept merveilles du monde antique qui existe encore.

La taille de ces deux pyramides est suffisante pour les rendre dignes du statut de « merveilles ». Après tout, on estime que la Grande Pyramide est composée à elle seule de plus de 2,5 millions de pierres. Quand elle a été achevée en 2560 av. J.-C., elle était le plus haut bâtiment de la planète, et elle l’est restée jusqu’à la construction de la tour Eiffel à Paris en 1895!

Des histoires autour de la construction de ces monuments, il y’en a beaucoup. On apprend certaines versions à l’école, d’autres dans des films hollywoodiens et ici en Égypte même, on peut vous raconter toute autre chose. Certes toutes ces histoires sur les pharaons, l’existence ou non de l’esclavage, et les motivations derrières ces constructions ne nous donnent pas de réponses claires, mais laissent toujours une part de mystère et nous laissent travailler notre imagination.

À propos du sphinx par exemple et son nez cassé, ma guide m’a expliqué qu’il a une version différente pour chaque type de touriste. À certains elle dira que c’est le travail des Français. Aux Français, elle va dire que c’est le travail des Turkmènes. À d’autres elle va dire que ce sont des musulmans et ainsi de suite… elle essaie de ne jamais vexer quelqu’un. La réalité c’est que personne ne sait pourquoi le sphinx n’a pas de nez!

Retour au Caire : Quartier de Zamalak

Lors de ma dernière soirée au Caire j’ai visité le Gezirah (ce qui veut dire l’île tout simplement) à l’ouest du Caire. Cette île s’est formée entre deux branches du Nil qui se séparent et qui rejoignent un peu plus loin.

Le quartier de Zamalak se trouve sur cette île. Il est l’une des enclaves les plus dynamiques du Caire, abritant des bars, des ahwas (salon de thé), des restaurants gastronomiques, des galeries d’art éclectiques, des épiceries fines, etc. D’après mes observations sur 3 jours, Zamalak semblait être LE quartier pour les sorties nocturnes. En plus, il y a les nombreux promenades et parcs au bord du Nil. Par contre il ne faut pas être surpris quand à l’entrée de certains de ces parcs, on vous demande de payer.

 

Que manger au Caire

Sur ce blog on termine souvent nos articles « Voyage » avec une planche des aliments locaux. Comme ce voyage était beaucoup trop court pour découvrir ce qu’étaient les ingrédients typiques du Caire, j’ai préféré faire une planche pâtisserie. Parce que les pâtisseries, j’en ai gouté un peu trop. Il y en avait un juste à côté de l’appartement où je logeais. À chaque fois que je sortais, les roulés de fromage (Halwat El Jiban) et les différents types de Baklavas me faisaient de l’œil.

Ce ne sont pas toutes des pâtisseries 100% égyptiennes. Beaucoup sont présents dans d’autres pays du Moyen-Orient aussi. Mais même quand on croit en connaitre certains, les versions égyptiennes peuvent cacher des surprises.

Le voyage est déjà fini Je suis impatiente maintenant de pouvoir retourner en Égypte à travers mon assiette. Essayer de faire un bon Koshary c’est déjà dans mes programmes. Et si j’y arrive, peut-être qu’un jour je vais pouvoir partager la recette ici.

J’espère que cet article pourra vous aider si jamais vous préparez un voyage au Caire. N’hésitez pas à me poser des questions dans les commentaires ou à me contredire si vous trouvez de fausses informations.

 

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