Voyage à Folegandros et Santorin

26 juin 2017

Il y a à peu près un mois, j’ai fait un voyage d’une semaine dans les Cyclades avec deux îles au programme : Folegandros et Santorin. Je ne connaissais pas du tout ces îles, et dans le cas de Folegandros je n’avais même jamais entendu le nom. En réalité, je m’y suis rendu pour assister au mariage d’amis, et j’ai profité de ce voyage pour en faire des vacances. Santorin, je l’ai visité tout simplement parce que c’est sur cette île que j’ai atterri avant d’aller à Folegandros.

Ça ne va probablement pas être une grande surprise, j’ai vraiment bien mangé pendant ce voyage. J’ai gouté de meilleures versions de plats que je connaissais déjà, mais j’ai fait aussi plein de découvertes culinaires. Dans cet article, je vais vous parler de toutes ces trouvailles.

Pour ceux qui souhaiteraient faire un voyage similaire, j’ai également réalisé une sorte d’itinéraire, basé sur mes expériences personnelles pour vous donner une idée des choses à faire et des plats à manger. Mais avant cela, je tiens à remercier mes amis qui m’ont invité à leur mariage à Folegandros, sans qui je n’aurais pas découvert ce trésor des Cyclades bien caché.

Folegandros

 

Comme Folégandros n’a pas d’aéroport, la seule façon d’atteindre l’île est le bateau. Vous pouvez soit vous rendre à Santorin par avion et y prendre un ferry (environ 1 heure de trajet avec des bateaux rapides), soit prendre un bateau depuis le port d’Athènes, Le Pirée.

Ces petits trajets supplémentaires font évidement perdre un peu de temps, mais cela en vaut bien la peine, car c’est aussi la raison pour laquelle Folegandros est plus tranquille et épargnée par le tourisme que certaines autres îles grecques.

En approchant du port de Folegandros, vous serez fasciné par sa beauté vierge. Cette île est la destination parfaite pour la détente et l’évasion. Il n’y a pas grand chose à faire de plus que de « chiller » sous le soleil et randonner.

Tips Logement : Le meilleur choix pour un hébergement confortable est de rester dans le village principale de l’île, Chora. Situé au sommet d’une falaise, de nombreux hébergements offrent des vues spectaculaires sur la mer Egée. Et comme l’île n’est pas la plus touristique des Cyclades, le prix de l’hébergement reste très raisonnable. D’ailleurs, oubliez Airbnb.

Jour 1 : Découvrir Chora

En arrivant au port de Karavostasis, on a l’impression qu’à part ce petit port il n’y a rien d’autre sur cet île. Mais il ne faut pas s’inquiéter, il y a bien plus. Il parait que le village principal de l’île, Chora, a été intentionnellement construit hors de vue pour éviter les raids des pirates – une position stratégique qui a contribué à assurer sa conservation sans faille.

Pour aller à Chora il faut prendre le bus de la ville (Chora est la seule destination du bus qui part du port) et l’on peut découvrir ce village merveilleux au bout de 6 minutes. Le bus dépose tout le monde à l’entrée du village car l’accès est interdit aux véhicules à moteur.

Chora est un village cycladique blanc et très pittoresque, plein d’escaliers et de sentiers étroits. Elle est perchée à 200 mètres de hauteur, surplombant la mer égée.

L’île de Folegandros, tout comme les autres îles grecques, possède une variété de spécialités locales qui méritent d’être essayées. De Chora, à Ano Meria et au pittoresque village d’Agali on peut trouver de nombreuses tavernes traditionnelles servant des spécialités grecques et cycladiques. Le « Kalasouna » par exemple qui est une tarte au fromage typique de Folegandros faite avec du fromage sorouto et des oignons. Comme dessert, on peut gouter le « Karpouzenia », une tarte sucrée traditionnelle faite de pastèque, de miel et de sésame.

Pour ma premiere journée sur l’île, je n’ai pas trop cherché et je me suis arrêtée sur l’une des plus belles places du village, la place Dounavi, pour manger au restaurant Araxe. Je n’arrivais à me decider sur un plat, j’ai donc décidé de prendre deux entrée : des légumes d’été roti et des feuilles de vignes farci, servi avec du Tzatziki. C’etait vraiment délicieux et en même temps très simple et léger.

Après le déjeuner, j’ai essayé de me perdre dans les ruelle. La plus belle partie de Chora que j’ai pu voir était le Kastro, un ensemble de ruelles juste à côté de place Dounavi. Kastro est la partie la plus ancienne de Chora et qui a été habité en permanence depuis sa création. Certaines des maisons ont plus de 1000 ans et sont étonnamment maintenues en très bon état.

Les trois places principales de Chora se remplissent après le coucher du soleil, alors que les gens du pays et les touristes dînent sous des plafonds de bougainvilliers et d’hibiscus festivement éclairés.

J’ai diné sur un des places au restaurant Chic. J’aurais bien aimé prendre une part de leur gratin de légumes qui semblait délicieux, mais celui-ci était victime de son succès et en rupture de stock. J’ai pris alors un plat avec différents légumes farcis végétariens. C’était très bon. J’ai eu également un bol de tzatziki en attendant mon repas qui était vraiment bon aussi. La particularité de ce restaurant était qu’ils avaient pas mal de plats végétariens et vegans. En plus, tout était fait maison.

 

Folegandros est idéal pour faire de la randonnée. Les chemins y sont déserts avec vue sur mer et montagne à la fois. Des ânes et des chèvres viennent par moment vous tenir compagnie. Pour terminer cette première journée, j’ai fait une petite marche (15 minutes) jusqu’à l’église de Panagia au sommet de la colline qui surplombe le village. C’etait le parfait endroit pour regarder le coucher du soleil.

Jour 2 : Aller jusqu’au bout de l’île

En allant vers l’ouest de l’île, l’on trouve de nombreuses petites routes et sentiers pour se balader. Le paysage est aride et sans arbre, mais tout de même beau et accueillant. Plusieurs des vieux sentiers d’âne sont conservés, les distances sont courtes et il est presque impossible de se perdre. De nombreux chemins de randonnées se terminent par une plage ou une petite crique. A l’ouest de l’île, se trouve aussi Ano Meria un des grands villages de Folegandros. Il n’y a,  je pense, aucun logement pour touriste à Ano Meria (ou encore très peu) c’est donc pas mal d’aller voir la vraie vie des « folegandrosiens » ici et pourquoi pas manger dans un restaurant pour les locaux.

A Folegandros, vous devrez essayer les Matsata, pâtes artisanales traditionnelles. C’est comme des nouilles, mais cuits immédiatement après la préparation. Elles ne sont pas vendues dans les magasins, mais vous pouvez les trouver dans les restaurants, où elles sont servies soit avec une sauce rouge typique, soit avec de la viande braisée, du coq ou du lapin.

J’ai gouté les Matsata dans un restaurant à Ano Meria qui s’appelait Iliovasilema. C’était un restaurant au bord de la route principale qui semblait être géré par une famille, allant des petit enfants jusqu’au grands-parents. Il n’y avait pas de carte. Tous les choix de plats disponibles étaient écrits sur une pancarte à l’entrée : lapin, poulet ou pigeon servi soit avec les matsatas, soit des frites. Quand on est assis sur la terrasse on peut voir un pigeonnier et un poulailler derrière le restaurant. Ce qui laisse croire, bien évidement, que la viande vient directement de cet endroit.

 

En revenant vers Chora  par la route principale, il y a un panneau indiquant le chemin vers un boulangerie. Curieuse, j’ai suivi ce chemin pour trouver ladite boulangerie et m’acheter un petit dessert. Le boulangerie Panifias était toute petite et faisait en fait partie d’une maison. Au premier abord on a l’impression que c’est fermé, mais en fait il suffit d’attendre qu’un des membres de la famille qui gère la boulangerie vienne ouvrir. Dans cette boulangerie, on trouve surtout des gâteaux secs, des brioches, des biscuits et des pastelis.

Ma deuxième journée à Folegandros s’est terminée avec la découverte d’un très bon restaurant, Eva’s Garden. C’est un restaurant de Chora, un peu à l’écart des places principales, avec une petite terrasse, qui possède néanmoins une atmosphère très spéciale, grâce à ses jasmins et ses nombreux chats. Le décor est simple mais de très bon goût. Tous les plats étaient intéressants, des spécialités grecques avec une petite touche moderne. Moi, j’ai pris le loup de mer (très frais) avec une sauce à la bergamote et j’en ai été ravie.

 

 

Jour 3 : Randonnée jusqu’à la plage d’Angali

Pour cette troisième journée j’ai décidé d’aller découvrir les plages de Folegandros. Certaines plages ne sont pas loin de Chora et on peut les rejoindre à pied, si on aime randonner. La plage d’Angali par exemple qui est à une heure de Chora à pied. Il y a également des bus en partance de Chora qui y vont deux fois par jour.

Angali est minuscule hameau avec une petite plage et 2-3 restaurants. Comme souvent pour les restaurants de plages, ceux-ci ne sont pas géniaux, mais si vous avez vraiment faim après votre randonnée, vous trouverez de quoi vous y nourrir. Ou bien pour vous rafraîchir vous pouvez opter pour un café grec frappé, une spécialité que l’on trouve dans tous les cafés et bars de l’île.

Comme mon séjour à Folegandros arrivait petit à petit à sa fin, j’ai essayé de condenser durant la dernière soirée tout ce que j’avais sur ma to do liste : manger un bon gyros et boire du Rakomelo.

Pour les gyros je suis allé chez Mama’s Pitas. Un « Souvlaki House » avec une très petite terrasse que des amis m’avaient recommandé. C’était les meilleurs Gyros que j’ai jamais mangé. En plus, le prix était vraiment très bas. Si vous prenez des frites dans ce restaurant, commandez-les avec de la sauce à la menthe, c’est vraiment bon. Aussi, si vous avez une grand faim, essayez les saucisses grecques.

 

Pour terminer la soirée en beauté , je suis aller boire un « Rakomelo » dans un bar ambiance PMU, dont je n’ai pas réussi à savoir le nom, car tout était écrit en alphabet grecque. Je me rappelle juste que c’était non loin de Kastro. Les habitants du village y regardaient une sorte de jeu incompréhensible à la télé (mélange d’Intervilles et de Koh-Lanta).

Revenons donc au Rakomelo. C’est une boisson qui ressemble un peu à notre grog. C’est du Raki chaud au miel, et ça passe beaucoup mieux que le Raki brut. J’ai également gouté de l’ouzo. Mais j’aimais un peu moins. Il faut surtout pas dire aux grecs que ça ressemble au pastis 😛

 

Le quatrième jour, il a fallu prendre le ferry pour Santorin. Folegandros rentrera définitivement dans mon top 10 des destinations préférées et je la recommande à tout le monde, surtout en fin printemps quand le temps est juste parfait et qu’il n’ y a pas trop de monde.

Avez-vous visité Folegandros? Quelles étaient vos impressions?

Santorin

Santorin est une île qui attire énormément de touristes, et ce n’est pas pour rien! Santorin est perché au bord d’un volcan submergé, surplombant une caldeira magnifique.

Jour 1 : Fira et l’ancien port

Le réseau de bus de Santorin est comme un calamar, partant de Fira vers toutes les côtes. Ainsi, tous les déplacements que l’on fait en bus au sein de l’île passe par Fira. Fira est la première ville que les touristes visitent à Santorin. C’est une ville portuaire pour les bateaux de croisières, il y a donc beaucoup de boutiques et de restaurants.

Sous le soleil tapant de Fira, il est toujours bon de s’arrêter pour une pause glace. Vous y trouverez une multitude de vendeurs, mais je pense que le plus original est Zotos. On y trouve des goûts hors du commun.

Pour bruler les calories gagnées avec les glaces de chez Zotos rien de mieux que de descendre les 600 marches qui séparent Fira de l’ancien port de Santorin. Il y a aussi l’option téléphérique ou le dos d’âne, mais je vous conseille plutôt d’opter pour ces moyens de transport pour la montée.

Jour 2 : Randonnée jusqu’à Oia

Oia

Oia est probablement la plus belle ville de Santorin. Située au nord de l’île, c’est un concentré des clichés que vous pouvez avoir de la Grèce : maisons blanchies à la chaux, toits bleus et moulins à vent. C’est beau et pittoresque.

La meilleure façon de se rendre à Oia est d’y aller à pied en partant de Fira. Cela représente un randonnée de 3-4 heures. Un peu fatiguant, mais le magnifique paysage que vous aurez en face vaut bien vous récompensera de vos efforts. Comme vous pouvez le voir dans la photo ci-bas, le chemin est au bord de la falaise, avec par ci, par là de petites églises. Le mieux, c’est de partir le matin, comme ca vous aurez le soleil dans le dos.

Si vous n’avez pas le courage, il y a aussi des bus de la ville qui font des aller-retour entre Fira et Oia. Moi j’ai atteint mes limites physiques à mi-chemin, ce qui n’était pas très pratique, car le bus ne s’arrête pas à mi-chemin. Heureusement j’ai pu faire du stop jusqu’à Oia avec de très sympathiques étudiants athéniens venus travailler en saison à Santorin.

Si vous faites la randonnée, vous aller voir sur votre chemin des cairns avec des pierres volcanique. Alors, ajoutez votre pierre volcanique à l’édifice!

Encore un conseil pour les randonneurs, n’oubliez de partir avec quelque trucs à grignoter, genre des pasteli, les barres au sésame et miel typique de la Grèce. Ca serait dommage qu’en arrivant à Oia, votre faim vous pousse à choisir le premier resto que vous voyez.

Les restaurants, il y en a beaucoup à Oia et pour beaucoup d’entre eux, l’on paye plutôt pour la vue sur la mer que pour la qualité des plats. Sur la carte de la plupart des restaurants, par exemple, vous pourrez trouver jusqu’a 40 plats différents, ce qui n’est jamais un bon signe…

Malheureusement je n’ai pas de restaurants sympathiques, avec un joli terrasse à vous conseiller à Oia, car les restaurants qui me semblaient bons étaient en dehors de mon budget. Pour mon déjeuner donc, j’ai opté pour le fast food : pita poulet et tzatziki à Pitogyros. Pas tres chic mais tres bon et frais. Je recommande.

Tout au bout de l’ile, en face des moulins il y a des ruines d’un vieux château byzantin et c’est ici que des centaines de personnes viennent se poser pour regarder le coucher de soleil. Une autre option est de diner sur une des nombreuses terrasses de restaurants avec vue sur la mer.

Ammoudi porte

Juste en bas de Oia se trouve le petit port d’Ammoudi. La beauté du port d’Ammoudi réside surtout dans ces couleurs. Le contraste entre les roches très rouges et le bleu très turquoise de la mer créent une ambiance un peu surréaliste. C’est une petite randonnée pour faire un aller-retour depuis Oia, mais en arrivant en bas vous pouvez vous substanter avec de délicieux plats de poissons et calamars frais. Pour le retour vous pouvez également faire un tour d’âne si vous n’avez plus de force.

Jour 3 : Le sud ouest de l’ile
Musée de la tomate industrielle

Une des premières choses que j’ai remarquée en arrivant à Santorin était un panneau indiquant la direction du musée de la tomate et évidement, j’ai mis ce musée dans ma to-do liste. C’est au cours de ma troisième journée sur île que je suis allée le visiter. Le musée industriel de la tomate fait partie d' »Art Facrory », un complexe qui comprend une galerie polyvalente et un espace culturel à Vlichada tout au sud de l’île. Le musée occupe l’ancienne usine de tomates D.Nomikos. Cette usine a été inaugurée en 1945 par George Nomikos, fils de Dimitrios Nomikos, qui le premier a commencé à produire du concentré de tomates avec des moyens industriels sur l’île.


Les visiteurs du musée ont la possibilité de voir des machines de traitement de la tomate datant de 1890, des anciennes étiquettes utilisées sur des boîtes de conserve, des ustensiles et même des cahiers de comptabilité écrits à la main.
Alors dit comme ça cela parait peut-être pas méga fascinant mais en réalité, même pour des non-passionés de la tomate, le musée peut être intéressant car il apprend beaucoup sur la vie des santorinois avant la boum touristique.

Sur les tomates même, l’on apprend aussi toutes ses qualités. Ainsi, on apprend par exemple comment la terre volcanique rend cette tomate si particulier. La tomate de Santorin est de la taille d’une tomate cerise mais avec la forme d’une tomate coeur de boeuf. Elle a très peu d’eau et elle est très sucrée. Il est même expliqué que des fois en ouvrant une tomate de Santorin l’on peut observer des cristaux de sucre à l’intérieur.

Étant donné que la production de la tomate de Santorin est aujourd’hui proche du zéro, je n’ai pas pu en trouver sur des marché ou des épiceries pour vérifier les choses dites, mais j’en ai gouté dans un plat. C’était un plat mortellement délicieux. Je ne sais pas si c’était à cause des tomates ou pas. En tout cas, je vous parlerais de ce restaurant plus bas.

Akrotiri

Apres la visite de la musée de la tomate, j’ai fait un voyage dans le temps à l’âge du bronze en parcourant les rues d’Akrotiri, une ville préhistorique sur la côte de Santorin. Akrotiri est une site archéologique que l’on visite avec ou sans guide.


Le site a été enseveli et a été mis à jour par des fouilles archéologiques assez récentes. Aussi, ces nombreux vestiges ont été plutôt bien conservés, et en vous baladant entre ces différentes maisons, vous n’aurez pas de mal à vous imaginer la vie à l’époque minoenne.

Il est possible d’acheter un pass de 4 jours pour visiter Akrotiri + 4 autres musées et sites archéologiques à Santorin : l’ancien Théra, le Musée archéologique à Fira, le Musée préhistorique, et la collection d’icônes et d’artefacts ecclésiastiques à Pyrgos.

Red Beach

Santorin est une île volcanique, ce qui signifie que le terrain est très différent des autres destinations au bord de la mer. Les plages sont fascinantes et toujours différentes les unes des autres : pierres volcaniques condensés, cailloux noirs, cailloux blanche etc.. La Red Beach est probablement une des plus belles, en raison de sa couleur rouge vif. Les gros rochers sont dispersés le long d’un tronçon de sable rouge avec des falaises majestueuses qui se dressent au-dessus des eaux claires et vierges de la mer Égée.

le phare de Santorin

Un peu plus loin que Akrotiri et le Red beach se trouve le phare de Santorin, tout au bout de l’ile. Le phare d’Akrotiri est l’un des plus anciens de tout le pays et a été construit par une société commerciale française.

Outre la beauté du bâtiment, il faut noter que la vue du phare est à couper le souffle, surtout au coucher du soleil. Presque comme à Oia, mais avec beaucoup moins de monde. Ce coin est également idéal pour faire de petites randonnées, mais aussi pour y manger car y sont présentes de nombreuses tavernes qui servent majoritairement des fruits de mer.

Jour 4: Le centre de l’île
Pyrgos

Le coucher de soleil unique de la Caldera et une promenade autour de la belle Fira et Oia sont sans doute les expériences signature de Santorin, mais une visite au village de Pyrgos révélera une autre facette, tout aussi charmante de cette île cosmopolite des Cyclades. Situé à 7,5 km de Fira, et construit sur les pentes du Profitis Ilias, Pyrgos est le bijou médiéval de Santorin. L’urbanisme typique de l’ère vénitienne de la ville crée une atmosphère particulière, surtout si vous monter au château médiéval de Kasteli par les allées labyrinthiques, à travers des arches, des demeures néoclassiques et des vieilles églises.

Exo Gonia

Le petit village d’Exo Gonia se trouve au sud-est de Santorin, entre Pyrgos et kamari. Il surplombe des vallées vertes avec quelque vignobles, et la mer.

Exo Gonia conserve son caractère traditionnel car il reste peu développé avec un certain nombre de cafés et restaurants et des logements restreints. C’est une combinaison de vieilles et nouvelles maisons, de manoirs et de belles églises.

A l’entrée du village vous aller voir l’église d’Episkopi Gonia, une des seules églises de Santorin avec un dôme en tuiles. Juste derrière cette église se trouve le lieu la plus intéressant du village (et de tout l’ile de Santorin selon moi) : le restaurant Metaxi-Mas. J’avais lu de très bons commentaires sur ce restaurant et je voulais voir par moi-même. Sans exagération, c’était un des meilleurs repas de ma vie. Absolument délicieux. Au début, j’étais assez déçu de ne pas avoir une place sur la terrasse, mais une fois mon repas arrivé j’ai tout oublié. Si vous allez à Santorin, n’oubliez pas de vous réserver une table dans ce restaurant au moins une fois durant votre séjour, car non seulement c’est très bon, mais les prix y sont aussi plus que raisonnables.

 

Autre chose à faire à Exo Gonia est la visite de Art space. C’est une ancienne cave à vin qui a été transformée en galerie d’art, mais qui continue toujours sa production de vin. A la fin de la visite vous pouvez faire une dégustation de vin avec le vignerons lui-même. Antonis Argyros, vous expliquera ses processus de fabrication et l’histoire de sa famille dans les vignobles. Ici vous pouvez gouter la fameuse vin de Santorin, Vinsanto. C’est un vin très sucré qui fait penser au porto. Pas mal pour l’apéro ou pour accompagner un dessert.

Bilan

Santorin n’est pas une destination bon marché, car l’île est si populaire que les commerces peuvent se permettre des prix élevés. Il y a comme partout des moyens d’y aller avec un budget serré en limitant des activités à fort dépense. Mais en même temps ce serait dommage de se priver, d’un bon repas sur une des magnifiques terrasses de Caldera, par exemple, alors que c’est la meilleur chose à faire sur l’île. Pour un petit budget, une île comme Folegandros serait beaucoup mieux.

Il y a pleins d’options d’hôtel et d’hébergement dans Santorin. Beaucoup veulent rester à Oia pour ses jolies vues, mais il est presque certainement possible de trouver de meilleurs prix à Fira. Pour ma part, j’avais un logement plutôt bon marché, mais alors pas sympa du tout. Faut dire que j’ai fait zéro recherche sur Santorin avant de partir et j’ai pris le logement le moins cher que j’ai trouvé sur Airbnb. Il se trouvait sur une plage dans le sud de l’île avec une ambiance un peu coincé dans les années 80. De la techno à fond et des quads. Bref, c’était un epic fail niveau logement pour moi. Mais je suis sûre que vous pouvez faire mieux. Le prix c’est important, mais le cadre aussi !

Pour ce qui est de la durée d’un séjour à Santorin, je dirais que 4 jours c’est tout à fait suffisant. Une semaine, je pense que cela pourrait être un peu trop long, sauf si vous aimez le farniente.

Avez-vous visité Santorini ? Quelles étaient vos impressions ?

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1 Commentaire

  • Reply Lisbonne et la rota vicentina | Cosmic Tomatoes 21 septembre 2017 at 12:44

    […] Folegandros et Santorin – Grèce […]

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